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Développement affectif de l’enfant de 1 à 3 ans : repères et conseils

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Cet article est approuvé par Yuppo Lab Psychologue du Développement

Publié le: 19 août, 2026

Mis à jour le: 19 août, 2026

Développement affectif de l’enfant de 1 à 3 ans : repères et conseils

À retenir

  • Le développement affectif de l’enfant de 1 à 3 ans est une période intense, durant laquelle il oscille entre son besoin d’indépendance et son besoin de ses parents.

  • Les crises de colère, qui deviennent souvent plus fréquentes entre 18 et 24 mois, sont une façon naturelle de s’exprimer lorsque les compétences de communication ne sont pas encore pleinement développées.

  • Nommer et accueillir tous les sentiments de l’enfant, qu’ils soient agréables ou difficiles, est l’une des étapes les plus importantes du développement précoce de son intelligence émotionnelle.

  • La perception de soi, qui commence à se développer vers 24-36 mois, permet à l’enfant de distinguer les notions de « moi » et de « toi ».

Si vous êtes surpris de voir votre enfant rire joyeusement à un moment, puis fondre en larmes quelques secondes plus tard, vous n’êtes pas seul : le développement affectif de l’enfant de 1 à 3 ans est justement une période où ces contrastes se côtoient. Entre 1 et 3 ans, les enfants explorent leurs propres limites et cherchent de plus en plus à comprendre le monde qui les entoure. Pour les parents qui restent constamment sur le qui-vive et se demandent comment réagir au mieux, cette période peut parfois être déroutante. Dans cet article, vous découvrirez les grands repères affectifs de votre enfant, les raisons des crises de colère et comment accompagner cette période sensible en toute sécurité à la maison.

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Quelles sont les principales caractéristiques du développement affectif de l’enfant de 1 à 3 ans ?

Le développement affectif entre 1 et 3 ans est une période où le désir d’autonomie de l’enfant et son besoin de sécurité auprès de ses parents se manifestent en même temps. Les émotions deviennent plus changeantes à partir de 12 mois environ. Selon l’American Academy of Pediatrics (AAP), les enfants de cet âge sont très enthousiastes à l’idée d’explorer le monde, mais lorsqu’ils rencontrent une situation nouvelle, ils ont tendance à regarder d’abord l’expression du visage et la réaction de l’adulte qui s’occupe d’eux. Cette apparente contradiction peut sembler déroutante pour les parents, mais elle montre en réalité que l’enfant construit un lien de confiance sain avec le monde qui l’entoure.

Dans leur univers, les émotions sont très intenses. Plutôt que de les exprimer avec des mots, les enfants les manifestent par leurs comportements. La frustration peut se traduire par un jouet lancé, l’enthousiasme par une course soudaine. La construction de soi s’accélère et les enfants comprennent que leurs envies peuvent être différentes de celles de leurs parents. Cette découverte est l’un des fondements du développement affectif, mais elle peut aussi favoriser davantage de conflits dans la vie quotidienne.

Un enfant heureux et son parent qui expriment leurs émotions par leurs expressions faciales

Étapes du développement affectif de 12 à 36 mois

Les étapes du développement entre 1 et 3 ans couvrent un large éventail, de l’angoisse de séparation qui apparaît généralement à la fin de la première année aux premiers signes d’empathie qui se dessinent à l’approche de la troisième année. Chaque enfant évolue à son propre rythme. L’apparition de certaines compétences peut varier de quelques semaines ou de plusieurs mois. Le développement affectif n’est pas linéaire : il s’agit plutôt d’un processus cyclique, au cours duquel des retours en arrière sont parfois observés. Il est donc important de suivre ces changements non pas comme une course, mais comme une progression naturelle.

12-24 mois : trouver l’équilibre entre autonomie et attachement

Entre 12 et 24 mois, l’envie de faire les choses seul augmente, tandis que le besoin de se réfugier auprès d’un adulte familier face à l’inconnu reste tout aussi présent. La plupart des enfants découvrent le pouvoir du mot « non » vers 14-18 mois et commencent à imposer leurs préférences. À cet âge, la peur des personnes inconnues et l’anxiété au moment de se séparer de ses parents sont des réactions fréquentes et normales. Un rituel de séparation chaleureux, cohérent et bref, qui lui rappelle qu’il est en sécurité, peut l’aider à vivre ces moments plus sereinement.

24-36 mois : perception de soi et premières relations sociales

Vers 24-36 mois, les enfants commencent à se définir comme des personnes indépendantes. Leurs tentatives pour jouer avec les autres et exprimer leurs émotions deviennent alors plus visibles. Vers la fin de la deuxième année, le jeu parallèle (jouer dans le même espace, mais chacun de son côté) commence progressivement à laisser place au jeu interactif. La plupart des enfants commencent à prendre conscience de leurs propres émotions entre 24 et 30 mois, mais ils développent encore leur capacité à comprendre pleinement celles des autres. S’ils ne veulent pas partager ou ont du mal à attendre leur tour, cela ne signifie donc pas qu’ils sont égoïstes, mais plutôt qu’ils n’ont pas encore atteint la maturité nécessaire pour développer leur empathie et comprendre le point de vue des autres.

Comment gérer les crises de colère de l’enfant entre 1 et 3 ans ?

La gestion des crises de colère liées au « terrible two » consiste à offrir à l’enfant un espace sûr sans nier ce qu’il ressent, puis à rester auprès de lui pour le soutenir jusqu’à ce qu’il retrouve son calme. Les recommandations de l’American Academy of Pediatrics (AAP) soulignent que, entre 18 et 36 mois, les enfants savent souvent ce qu’ils veulent, mais ne disposent pas encore des compétences langagières nécessaires pour l’exprimer, ce qui peut favoriser les crises. Les scènes à la caisse du supermarché ou au moment de quitter le parc ne sont pas un jugement sur vos compétences parentales : elles résultent de la difficulté de votre enfant à gérer sa frustration du moment.

La meilleure chose à faire sur le moment est de prendre une grande inspiration et de rester calme. Lorsque votre enfant est en pleine crise, les explications rationnelles et les rappels de règles sont généralement peu efficaces. Restez simplement près de lui, empêchez-le de se faire mal et utilisez des phrases courtes et claires qui lui rappellent qu’il est en sécurité. Cela peut contribuer à apaiser rapidement la situation.

Un enfant qui pleure sur le sol d’un parc

Quelle attitude adopter pour soutenir le développement affectif de l’enfant ?

Pour favoriser le développement de l’intelligence émotionnelle à la maison, le plus efficace est de nommer et d’accueillir les sentiments vécus, tout en laissant à l’enfant l’espace nécessaire pour les traverser à son rythme. Au lieu de dire « Il n’y a aucune raison d’avoir peur » ou « Ce n’est pas une raison pour pleurer », dites plutôt : « Tu es très en colère parce que tu ne veux pas partir du parc, je comprends. » Votre enfant se sentira ainsi compris. L’intelligence émotionnelle ne consiste pas à être toujours heureux, mais à apprendre à faire face aux émotions difficiles.

Si vous souhaitez soutenir ces compétences dans les jeux du quotidien, l’analyse du développement de Yuppo vous permet d’évaluer non seulement si votre enfant réalise une compétence, mais aussi à quel niveau il la réalise. Vous pouvez ensuite recevoir des plans d’activités socio-affectives préparés par des professionnels, adaptés à ce niveau et faciles à mettre en place avec le matériel disponible à la maison. Respecter le tempérament de votre enfant et accueillir ses émotions contribue à poser les bases de sa confiance en lui.

Quand consulter un professionnel pour le développement affectif de l’enfant ?

Dans le développement affectif de l’enfant de 1 à 3 ans, des réactions comme l’opposition et les crises de larmes peuvent être difficiles à vivre. En revanche, un refus total d’entrer en contact avec le monde extérieur ou le fait de se faire constamment du mal peuvent indiquer un écart par rapport à l’évolution moyenne. Il est normal que votre enfant se mette parfois en colère, lance des objets ou teste les limites. C’est l’intensité de ces comportements et leur impact sur la vie quotidienne qui indiquent quand demander conseil à un pédiatre ou à un professionnel du développement. Faites confiance à votre intuition et observez les changements marqués dans le comportement général de votre enfant.

En résumé : les prochaines étapes

  • Besoin d’autonomie : Accueillez naturellement l’envie de votre enfant de prendre ses propres décisions entre 12 et 36 mois. Proposez-lui de petits choix sûrs (le verre rouge ou le verre bleu) pour soutenir son sentiment de contrôle dès cette semaine.

  • Crises de colère : Au lieu de donner des explications rationnelles pendant la crise, essayez simplement de rester physiquement auprès de votre enfant et de lui offrir un espace bienveillant.

  • Nommer les émotions : Cette semaine, lorsque votre enfant pleure ou rit, entraînez-vous à dire à voix haute ce qu’il ressent (« Tu es très enthousiaste en ce moment »).

  • Attentes sociales : Au lieu d’attendre de votre enfant d’environ deux ans qu’il partage immédiatement, laissez-lui du temps et permettez-lui de jouer à son propre rythme.

    Un bébé heureux qui s’amuse avec sa grand-mère

Quand consulter un médecin ?

  • À 18 mois, l’enfant évite constamment le contact visuel avec ses parents ou les autres adultes qui s’occupent de lui et ne réagit jamais lorsqu’on l’appelle par son prénom.

  • Pendant les crises de colère, un enfant de plus de 18 mois se frappe volontairement et systématiquement la tête contre des surfaces dures ou se mord jusqu’au sang.

  • Entre 18 et 24 mois, l’enfant perd durablement des compétences sociales et affectives déjà acquises (sourire, échanges de vocalises, faire coucou).

  • À l’approche de 36 mois, l’enfant ne montre aucune réaction lorsque ses parents ou les adultes qui s’occupent de lui partent, ou ressent au contraire une panique si intense qu’il lui est impossible de se calmer pendant des heures.

  • L’enfant ne montre aucun intérêt pour les autres enfants ou les espaces de jeu et reste constamment complètement replié sur lui-même.

Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement. Pour tout diagnostic ou traitement, consultez impérativement votre pédiatre.

Pour vous aider à accompagner plus consciemment l’univers émotionnel intense et parfois épuisant de votre enfant, vous pouvez répondre aux tests de style parental et de tempérament fondés sur des données scientifiques dans l’application Yuppo. Selon les résultats, vous pourrez consulter des contenus parentaux préparés par des professionnels, qui vous aideront à orienter les comportements essentiels de votre enfant, et renforcer votre lien d’une manière adaptée à la dynamique de votre famille.

Questions fréquentes

À quel âge apparaissent les signes du « terrible two » ?

Les comportements d’opposition et les efforts d’autonomie associés au « terrible two » commencent généralement entre 18 et 24 mois. Cette période correspond au moment où l’enfant prend conscience de sa propre identité. Son intensité et son début peuvent varier selon le tempérament de chaque enfant.

Pourquoi mon enfant dit-il « non » à tout ?

Dire « non » à tout est une étape saine du développement, qui commence généralement vers 14-18 mois et permet à l’enfant de tester ses limites. Ce mot lui sert à avoir le sentiment de contrôler la situation. Il ne s’agit pas d’une réaction personnelle contre vous.

Frapper ou mordre entre 1 et 3 ans, est-ce normal ?

Chez les enfants de 1 à 3 ans dont les compétences de communication sont encore en développement, frapper ou mordre face à la frustration est généralement une réaction normale. Il est important de ne pas approuver le comportement tout en cherchant à comprendre l’émotion qui le sous-tend. Cela encourage progressivement l’enfant à utiliser les mots.

Comment aider mon enfant à mettre des mots sur ses émotions ?

Pour aider votre enfant à reconnaître ses émotions, commencez par décrire simplement les situations du quotidien. Lorsque vous lisez un livre, parlez des sentiments des personnages. Lorsqu’il pleure, reflétez ce qu’il ressent en disant : « Tu es très triste en ce moment. » Il pourra ainsi apprendre progressivement à nommer ses propres émotions.

Le refus de partager avec les autres enfants est-il préoccupant ?

Entre deux et trois ans, le refus de partager ses jouets est généralement normal : les notions d’empathie et de propriété ne sont pas encore pleinement mûres. Les règles du jeu partagé deviennent plus compréhensibles vers 3-4 ans, à mesure que le cerveau se développe.

Comment réagir pendant une crise de colère ?

Pendant une crise de colère, l’approche la plus efficace consiste à rester calme en respirant profondément et à attendre en sécurité auprès de votre enfant jusqu’à ce que la crise passe. Les longues explications sont inutiles sur le moment. Une fois l’enfant apaisé, parler brièvement de ce qu’il a ressenti est beaucoup plus utile.

Références

  1. American Academy of Pediatrics. (2020). Temper tantrums: A normal part of growing up.

  2. American Academy of Pediatrics. (2022). Social-emotional development in toddlers: 1 to 3 years.

Yuppo Lab Psychologue du Développement

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